jeudi 31 décembre 2009

Boum !!!


Il est minuit je t'aime
hier je t'aimais moins
demain je t'aime plus.
Il n'y a que moi que je déteste
et je ne suis que dynamite prêt à la dispersion
si tu entends le Boum!!!
ouvre les bras tu sentira mon souffle chaud
Il est minuit je t'aime
et toi... tu m'aimes ?!

jeudi 24 décembre 2009

Sucre et Sel


Sucré salé et les doigts à sucer
traces jusque sur la poignée
lettres d'amour de mon sel saturées
marquées à larme blanche
tout est laché corps froissé à flanché
sur le velin s'est répandu
l'essentiel posé en pâture
le geste suspendu sur le jeu du pendu
pas eu le temps parcourir la surface
trop attiré par l'impression d'espace
que cette feuille est grande !!!
J'ai bonne mine
à ainsi creuser à la pioche
pour quelques grains de sel
quand de nos corps entremélés
n'exhale que le goût du sucre
chauffé à caraméliser
quatorziemme dessert, le lien.
Sucré salé et les doigts à sucer
traces partout
et ce soir de ma langue,
je nettoie... tout .

Merci

dimanche 6 décembre 2009

Soirée Colombe colombine

Un cercle, quelques amis, des mots
soirée colombe Colombine
une photo des grimaces, Anna
un verre, deux, peut être cinq ou six
blanc impression douceur
presqu'une soirée infirmières
rouge de fièvre
c'est le virus mon dieu , vite un vaccin !!
c'est du bonheur mais il est tard je rentre
je rentre mais je l'ai vue
sur l'autoroute
j'ai vu un oiseau blanc
j'ai vu une amie s'envoler
il peut pleuvoir demain ça je m'en fous un peu
j'ai vu des gens heureux
les gens heureux ça rend heureux.

samedi 5 décembre 2009

Une évidence


Si je savais j'inventerai des mots
des mots bizarres tête en bas tête en haut
Si je savais je noierai le poisson
j'enfoncerai les portes ouvertes
martellerai des slogans convenus
injecterai plus de poison
Oui mais voilà je ne sais rien...
J'ai juste en moi une évidence

Si j'avais su bien façonner la construction
les échaffaudages scellés
coeur riveté à corps
sentiments bétonnés.
Si j'y croyais vraiment
le batiment s'élèverai encore
jamais fini, toujours plus haut
une marche aprés l'autre en mouvement perpétuel
enchainant les étages fuyant vers un sommet
inaccessible toujours plus attirant
sommet ou l'air nous manque
à bout de souffle juste la force
de murmurer contre elle
avant d'abandonner de peur d'entendre la réponse
mains collés aux oreilles
A peine vue et toute une évidence
survivre à cette guerre, mourir d'une mauvaise paix ?

samedi 14 novembre 2009

Contre-sens


Perdus sur une route GPS oublié
naufragés volontaires sans boussole embarquée
ciel nuageux à se fier aux étoiles
nous voilà piégés dans la toile.
Ainsi tout est possible et c'est heureux
le coeur mangé de cicatrices le corps bleu
maintien de la vitesse et entretien des doutes
surtout bien éviter, bien éviter les autoroutes
car à payer trés cher j'aimerai mieux
froler les arbres, pas celui là, pas maintenant
attendre encore , encore un peu
écrire.

Je suis velour tu es de soie
se pressent les étoles en nos doigts affolés
tu pleures en moi j'écris en toi
sur les murs du désirs je dépose les lés
Quelle aventure notre aventure
qu'elle drôle de guerre
j'aime à recevoir ces blessures
même soigné j'en reste à terre
quelle aventure notre aventure
elle est si belle la galère
et ce parfum m'entrainerai partout.

On reste et c'est heureux
bon à pièger bête à bêler
on flaire tous les leurres
on allume la flamme du bûcher
pour s'y jeter
attirés par le feu attisés par le jeu
quelle aventure notre aventure
la partie terminée à relancer les dés
pour à nouveau marcher dans le sillage
à suivre le parfum
à s'accrocher au bras
à se saisir du doigt
et enfin le silence


" la superbe" de Benjamin Biolay, quelle aventure pour les coeurs bleus

Pas celui là pas maintenant, attendre encore, encore un peu... le prochain




vendredi 30 octobre 2009

"Animal on est mal"


Marcher tout droit ne se peut pas
on s'arrête pour boire
les animaux ont besoin d'eau
ainsi se retrouve t'on boeufs
au bord des flaques.

Rester debout ne se peut pas
on s'allonge par terre
on se courbe on mendie
ainsi vivent les chiens
par le collier liés.

Brûler sa vie ne se peut pas
les courageux n'existent plus
on ne s'échappe pas du train
les animaux s'y trouvent au chaud
guettant la fin.

Aimer toujours ne se peut pas
le sentiment est dépassé
on ne laisse personne éclore
en animal on est bien mal
on est si mal qu'on se croit homme

lundi 26 octobre 2009

S'il gèle


S'il se sent bien ainsi
s'il ne parle plus d'elle
tout n'est que pâte à moduler
miroir à inverser
triste façade.
S'il compte moins les jours passés
s'il porte beau
tout n'est que fleurs séchées
terres à abandonner
l'hiver

mercredi 21 octobre 2009

Un Blog à sang


Le voici le voilà mon avis
sur la vie.
Les voici les voilà
mes envies.
Les mains pleines de couleurs
le coeur gonflé jusqu'à craquer
et dans les bras comme de la soie
c'est juste toi.

Le voici le voilà
le grand trouble.
Les voici les voilà
ces pulsions drapeau noir.
Blessures d'immobillisme
à ramasser des pierres gardées en poche
alors qu'il n'est d'intéressant que deux choses
l'amour et la colère
et tout le reste me fait chier

vendredi 16 octobre 2009

Une île


Il est une île cernée de fonds profonds
il est une île inabordable...


Une chambre à coucher
un lit pour s'y glisser
une glycine.
Une amie à aimer
des enfants 1, 2, 3
des gens qui passent.
Quelques mains à serrer
un regret bien rangé
quelques secrets bien cachetés.
Et toutaubord, sur la falaise
toujours une issue préservée.
Une chanson qui fait sourire
un stylo et un bloc
des mots des mots à triturer.
Une démarche mal assurée
bien incapable de filer droit
toujours surpris.
Il est une île impossible à trouver
il est une île difficile à défendre.

jeudi 1 octobre 2009

Fiction friction


Car aprés tout et 1 et 2
tout va par deux
matin et soir
début et fin
amour et haine
tartine et nutella
ta main la mienne
tes yeux
et mes allers et tes retours
sur un pied ou sur l'autre
tel couteau et fourchette, complémentaires.
Tout va par deux
et nous allons et l'un et l'autre
se privant l'un de l'autre
Car aprés tout tout n'est que flou
sur le devant ou sur l'arrière
les mots choisis ceux oubliés
les gestes faits ceux retenus
trop de mouvements peu de pauses
tout en marchant je tremble de n'en saisir le sens
comment vas tu me dire
car aprés tout il faudra bien
si tes mots ne sont pas les miens
que je l'entende enfin et bien en face
la confession déclaration... " je t'aime aussi"

vendredi 11 septembre 2009

La chasse aux clous


Suis parti ce matin
Un marteau à la main arpenter les soupentes
de portées en figures libres, j'en danse
ouverte la chasse aux clous c'est pas malin
mais ça détend et n'engage à rien.

Taper en décadence à travers les étoiles
étoiles d'araignées arrimées à l'outil
le fil fin comme un cil prépare l'anévrisme
il s'en faut de trés peu tant pis je monte
accroché à l'echelle en route pour babel
sans alimentation vivre sur ses réserves
pour une fois suis dans les clous
et je filerai droit de l'un à l'autre
en voici un, un autre
un pour papa, un clou sans tête
un dernier coup alors et le plus fort
par dépit ou dégout
puis négocier le saut en visant les égouts
glisser sur le cloaque portera vers la mer
dés les premières vagues hisser les voiles
hisser les voiles bon sang et se foutre du reste
je suis en fuite et je ne veux rien réparer.

repartir pour un an de plus ?

mardi 8 septembre 2009

Si ce n'est toi !!!


L'était plus là Toutaubord, l'était parti
évanoui et le corps et l'esprit.
De réflexions en réfections un peu comme en vacances
les yeux mi-clos bercé par la balance.
Un été difficile
mais des moments magiques
Peut être celui là
restera.
Au repos sur la plage
protégé par le fil
des esquifs qui défilent
ou allongé sous les étoiles
collé au corps, prés du bonheur
comme à deux doigts
noyé dans la fragance.
Je repartirai avec elle persuadé
que je la garderai
parce que la route est faite ainsi
parce que la vie ne mêne à rien sinon
parce que les jardin dépérissent de sècheresse
parce'qu'au matin et jusqu'au soir
parce'qu'une fois la nuit tombée
les draps poussés et les corps dénudés
il n'existe plus rien
si ce n'est que le supperflu
les coups au coeur et les mains accrochées
le supperflu qui nous fait croire
à une histoire, chancelante et sans gloire...

Bonjour moi ça va bien et vous ?

samedi 5 septembre 2009

Pas glop pas glop !!

Quelques jours de vacances , des problèmes de connection internet et voilà le temps qui passe mais l'envie est toujours là et je reviens bientôt ( entre temps un déménagement). Merci

lundi 17 août 2009

Babel


Je n'ai rien regardé
je n'ai fait que rouler
perdu dans mes pensées
quelque part en apnée

S'écoule doucement
le suc, l'essence
se vide lentement
d'essentiel et de sens

Des étoiles en plein jour
ébloui pour toujours
accident de parcours
j'en reste aveugle et sourd

S'écoulent doucement
les souvenirs la peine
se vident lentement
amour et haine

Condamné à trembler
sur le mur appuyé
finir agenouillé
je n'ai rien à pleurer

S'écoule doucement
le coeur d'entre les cils
s'enroule lentement
le fil

S'écoule doucement
et le sucre et le sel
s'écroule lentement
Babel

vendredi 14 août 2009

Celles...

Des mots encore des mots
je n'y peux rien c'est surement le stylo
qui pleure de trop d'encre
je n'y peux rien les mots sont des salauds
se posent ou bon leur semble
sur cette feuille ainsi.
Iraient tyrans jusqu'a marquer la peau
s'ils le pouvaient
en tatouage sur ton dos.
Des mots il n'y a rien d'autre
et c'est à peine suffisant
pour arrêter le tremblement
la main à tellement peur
des mots à venir pour la suite.

En tout cas ceux là resteront, je vais, moi, les écrire partout.


Je vais m'échouer sur le ventre
blanc.
Passer le temps à détourer
grains et volumes.
Je veux aller forcer la porte
sans prévenir et d'une main.
Ensuite et par millions... me perdre en toi.

Je veux un nouveau cri et un cri à nouveau.

... qui manquent

dimanche 2 août 2009

Calvaire


J'ai promené la main sur sa poitrine
j'ai accroché sa bouche.
J'ai prononcé le mot qui effarouche
j'ai entendu le cri.

J'ai retenu le plaisir qui montait
j'ai plongé dans ses yeux.
J'ai préféré ignorer les issues
j'ai mordu dans le sein.

J'ai refusé d'abandonner l'idée
j'ai déployé mes bras.
J'ai lentement ficelé notre amour
j'ai de la chance... elle dort et je l'aime pour deux
C'est épuisant d'aimer pour deux

lundi 27 juillet 2009

Marin


Tout soft en retenue la voix, le geste
tenu le coeur tenu
soufflés tout en douceur les mots
tellement serrés les fils
incrustés dans la peau.
Surchargé d'émotions le corps
s'est bloqué en pression s'essouffle,
ne se mesure plus tension
tout doucement s'éteint de trop de flammes.
Pesante l'obligation de présenter visage sage
Troublant l'effet contraste plaisir et convenance,
trop évident pas à sa place à cette table
impossible à mener convalescence

Gare à l'orage !!!

Goute de pluie doit laver tous les doutes
doit nettoyer la suie et dégager la route
humidité peut relancer la floraison
presqu'à souhaiter averses , innondations
radeau y sera bien à la dérive
s'attelera à éviter les rives
chaloupe affrontera et passera premières vagues
emportera au loin la raison qui divague
navire offrira une vue plus large
permettant enfin briser le barrage
J'ai peur, un mur devant les yeux
une vague peut être ?
mais ce n'est pourtant rien
rien d'autre qu'une larme
opiniatre à ne rien voir
il n'y a que moi dans le mirroir
la belle image le beau mirage
du vent et les prémices d'un beau naufrage
celui d'une histoire .
si au moins mémoire
acceptait le terme !

Il était une fois, une souris grise. Elle vivait à la campagne et n'avait pas de nom, trop lourd à porter un nom!
Un jour elle se dit "marre des broussailles je vais à la ville"
Courrir à St Chaptes, le bus de l'agglo et la voilà vite en plein coeur de Nîmes...

samedi 18 juillet 2009

Dans les cendres




Dans les cendres chaudes j'ai posé le pied
douce sensation, chaleur du baiser
le cri maitrisé s'apaise la transe
aprés le brasier glisse le silence.
.
C'est dans le vent c'est hors du temps
que le corps existe en mouvements lents
c'est sous le soleil bien en évidence
que le coeur un peu reprend la balance.
.
En suivant le fil tressé des envies
au cheminement parfois chaotique
de drôles d'envies pour une drôle de vie
je sais ou je vais j'ai l'âme agonique.
.
C'est dans l'élan c'est hors du temps
que le corps exprime ce qui manque tant
c'est sous le soleil bien en évidence
que le coeur déjà la raison efface.
.
Luttant dans la lie grise du destin
je remonterai l'envers du chemin
jusqu'a lui sertir à nouveau le cou
je serai support elle sera bijou.
.
C'est dans le rêve c'est hors du temps
que le corps exhale l'idée de brûler
c'est sous le soleil bien en évidence
que le coeur enfin peut se consumer.
.
J'irai dans les cendres et je brûlerai...
.
.
.
... comme dans un jeu ou les formes s'emboitent ...

jeudi 16 juillet 2009

Famine ... et... Septembre


Léger léger tout n'est que sable et lin
baisers lancés se jettent sur le dos
baisers posés continuent d'arpenter la peau
envies et rêves se bousculent sans fin
tout se malaxe et accentu l'écho
mélanges et assemblages ont propagé les maux
caresses encore disponibles en retenue
main prête à patiner le derme
frémit dés que le corps se met à nu
mirage d'un esprit qui ne sait accepter le terme
la fin
la faim sans fin
j'ai toujours faim
c'est fou d'avoir tant faim!
je vais laisser trainer la main...
.
.
.
.
Vraiment aujourd'hui tout va plutôt mieux
mon dieu quelle chance j'ai d'être vivant
pouvoir vous écrire parler de bonheur
les radios sont bonnes et les examens
sains.
Le coeur se remet des claques et des heurts
et s'il ne bat plus il supporte tout.
Vraiment aujourd'hui tout est trop parfait
vivement septembre et ses jours plus courts
pleurer dans le noir nous laisse du temps
et il en faudra pour juger du poids
Mon dieu quelle chance
Vivant
Se laisser porter
Attendre Septembre

jeudi 9 juillet 2009

Qu'importe le flacon


Nos assemblages ont créé le parfum
odeurs partout et rien ne les efface
nos traces occupent tout l'espace
autant de place et tout ce vide !
je l'ai tu l'as cherché.
Conserver les distances évite les frictions
suspendre cotation suscite l'émotion
à l'heure des intérêts qui va tomber ?
Les combattants envoyés dans les cordes
cet épisode aurait fait un carton
celui ou le chagrin s'expose.

Tout en flacon, le bleu ,le gris ,le rose
tout en flocons le blanc
pulvérisé sur le visage ou en tas sur le dos

Les mots les gestes tout en extrème
au ralenti peut-être aurai paré le coup
bien trop rapide l'avant l'aprés.
En point de mire je vois la cible
ne lancerai semonce qu'aprés blessure
j'ai l'agonie heureuse.
La fin marquerai le début
souffrance ou performance s'expose l'animal
tous points comptés pour l'analyse
tous gestes commentés pour statistiques
drôle d'oiseau, ne rentre pas dans le bocal
accepte les conseils mais ne suit que sa route
aurait du mordre ne parle que d'amour
alors ...marqué comme arbre à abattre

Tout en flacon, le bleu, le gris, le rose
tout en flocons le blanc
pulvérisé sur le visage et en tas sur le dos
dans mon malheur j'ai trouvé mon bonheur.

samedi 4 juillet 2009

Autres choix

Brûler Chelsy, il faut surtout brûler.

Léger léger, tout est léger
distrait semble apaisée la faim
prête à l'emploi la vie, docile
soyeux les draps et installé l'été
la main ne cherche plus, le corps toujours collé
facile facile, tout est facile
posés et accrochés les sentiments
posés et accrochés ?
et cette envie bon sang et cette envie !!!
de lancer le compte à rebour, d'improviser une autre suite.

Pesant pesant, tout porte peine
un peu besoin de perturber le plan
difficiles à respecter les consignes et si tentant
d'accélérer le rythme, provocations gratuites
appuyer sur la plaie, grimaces
à dégueuler bile et boyaux
afficher l'autre face
inconvenant bizarre
bien plus fou bien plus vrai
autrement plus grisant
de naviguer au jour le jour
l'embarcation en feu , je brûle et... j'aime ça.

Suite en ZIGZAG

mercredi 1 juillet 2009

Rats


J'abattrai les cloisons je tomberai les constructions
suivi de la vermine, armée
et la raison du plus petit l'emportera.
Appliquerai chorégraphie, gestuelle
danserai sur les immondices, balai
éclairé par la lune, complice
les uns aprés les autres, obstacles en ruine
s'émièterons jusqu'a finir, poussière...
et la foule effrayée se raliera au roi des rats
demandera sa récompense, se souviendra du geste
exécutera le salut, postera les missives, vidange.
Et quand seront tous là et que le jour se lèvera
pourront se regarder en face, verifier la défaite
les valeureux
n'oseront plus ouvrir les yeux,
repartiront en se disant:
"Dans 60 ans peut être?",
ne se souviendront pas qu'hier déjà, que demain surement
prêts à tout cautionner dés que le noir...
mais le soleil reviens et les outils changent d'usage
les langues s'autorisent à demander pardon, prier.
les corps se plient et les salissures essuyées
Alors tout passe, tout en vitesse, tout de travers
jamais solide l'ossature
jamais refermées les blessures
toutes les mains glacées
tout en limite, extrème
tous les plats sans saveur
et nos histoires aussi, à peine supportables
tout apprêtés pour la photo
tout sourires et dents blanches... pour la photo
alors que déjà il fait sombre et que les premiers rangs piétinent
l'armée des ombres attends les ordres
en embuscade, prés de chez vous
hier Hennin Beaumont et demain ?...






samedi 20 juin 2009

Une souris verte...


Enroulé à la main, lové contre le sein, blotti au creux des reins...
mon sang froid reptilien se nourrit de son feu.
Il faut changer pourtant, abandonner l'abri !
Vider ses poches sur la table
bouts de papiers griffés de mots, monnaie
quitter pantalon et chemise, nu
partir à pieds rien sur le dos
caprice osé, il faut oser s'enfuir dans la rosée
demain la vent, la pluie
et puis la nuit ... s'en fout!
chantera sa chanson:



"Une souris verte
qui courait dans l'herbe
je la matte au fond des yeux
je sais je fais des envieux
ceux là qui me disent
croquer des cerises
brise les banquises
affole la bise... "

A travers champs laisser des traces
du monde partout du monde, même la nuit
et des questions, la peur sur les visages
courir plus vite
le premier arrivé au pont aura la solution
mais là aussi du monde !
le spectacle était il prévu ?
Peut être même des volontaires pour aider à sauter
"j'y étais j'ai touché la bête
méchante et agressive
mais nous étions nombreux sur elle
avons pu la pincer la mordre avant de la jeter
fait moins la fière écrasée sur les pierres
va nous polluer la vue de quelques temps encore
puis vermine saura y faire à dépecer,
alors enfin...nous serons bien,
libres de chercher à nouveau...une autre cible."

Couché, la tête sur le rocher, je dors enfin
je rêve que je cours encore
je pense à Diosamante, la fin de son histoire
Jodorowski, le fou, abhorre le respectable
et c'est trés bien. Cessons de méditer !
Il me reste des choses à faire,
tout à l'envers ce sera mieux et vrai
rentrer dire à C qu'elle me manque
reprendre la mesure
entre un amour qui meurt et un qui nait
préparer la déclaration :
"ma chère C, je remarque que mes tourments
grandissent quand vous vous éloignez!
est-ce donc de l'amour?
je crois."

Humm, encore faudrait il que je puisse
me l'avouer à moi !
Mais qu'il est long! mais qu'il est bête!
Tiens, l'a presque mérité ...
le saut...
du haut du parapet.!!!

jeudi 11 juin 2009

Tétris ou le Bestiaire

Lumière du matin

Lumière su soir

Quelques mots sur la toile, quelques lettres et c'est TOUT.
Recomposer l'inexprimable malgrés le noeud serré
tout en morceaux et s'il ne reste que des restes alors...
il ne reste plus rien . ME voici arrivé au bout ?

Viens marchons un peu !!

Dans ce tapis de feuilles, tout en dessous
glissons nous dans l'humus
cotoyer la vermine qui nettoie tout
charogne et charognards ensembles, le monde entier est là.
Ne MANQUE que l'amour ? Mais non ! Mais non !
Sent ces odeurs, écoute donc ces frottements, c'est ça l'amour!
DEs mouvements sous le draps végétal , un baiser mortel se prépare.
Tu trembles, tu as peur ?
Creuse donc de tes mains terrier, enfonce TOI
mais même ici chasseur par la fumée te sortira
t'exhibera pour exprimer sa haine
tu as vécu tout en dessous bien au dessus de lui
reste donc là, regarde!
le travail ici se termine, nécrophages au repos, bien mérité
les mouvements d'amour s'estompent
la nuit a du tomber, le temps passe si vite...
dés lors qu'on vous abuse.
Sortons, la fête bat son plein
comme il est agréable de promener
tout au milieu de ceux qui tôt ou tard...
finirons sous les feuilles.

mardi 2 juin 2009

En friche


Sur le devant, un champ
et sur l'arrière un bois
au milieu une terre en friche.
Rien n'y est prévu , tout y pousse
de l' inutile au superflu.
Lieu de passage sans escale
il ne s'y trouve aucun abri
pas même un arbre ou s'appuyer.
Ne s'y cachent les amoureux
couchés les corps seraient griffés
et les heures sont si semblables
sur une terre dont on se fiche.
Sur le devant , un champ
et sur l'arrière un bois
au milieu une terre sèche.
Ce serai le lieu ou j'habite
pas de clotures pas de portail
un chemin à peine marqué
on ne vient pas vous y chercher.
Allongé paupières mi-closes
au milieu de ce monde en friche
de cette terre dont on se fiche
on peut rêver que tout est beau
entouré de coquelicots
et que déboule le chaos
embarqué en pleine tempête
submergé par ses propres larmes
créer rizière à arpenter pieds nus
pour du plaisir exactement,
condamné à perpétuité
à oublier grotesque et fade
raison jetée en fond de cale.
Enfin pouvons ouvrir les yeux
le corps dévoré de vermine
retrouve à présent son prestige
débarrassé du décorum
c'est un squelette qui se lève
fait un bouquet de fleurs fanées
pour le ficher entre deux côtes
J'ai la médaille et son revers
ainsi vétu je repart à la fête
les mots n'ont qu'a bien se tenir
je n'en ai pas fini...
je recommence

samedi 30 mai 2009

Y'a une route

Ta peine bien plus grande que la mienne
et dans la tête, l'orage
Tes yeux bien plus clairs que les miens
et ces palais étranges ou tu promènes nue
La vérité sans protection, émue
portée jusqu'a la ligne,ténue
Limite, presque sans suite, perdue
prise dans le maillage, tissus
Sur un chemin qui mène à rien
que l'on prend parce qu'on y est bien
Dans des pièges qu'on sent de loin
dans lesquels on saute à pieds joints
Plaisirs diffus à consommer de-suite, s'en fout
la vie n'est rien tout reste à faire
Promenons nous alors au fond du gouffre
se juge mieux le danger, vu du fond
Y'a une route et on la suit
on la suit même si rien ne luit
on l'arpente quelle que soit la pente
Ta peine bien plus grande que la mienne
mais y'a une route et tu y marches... vivante.
C'est déjà çà !?

mercredi 27 mai 2009

D'ou ma peine vient


Tetris en assemblage, bribes de coeurs
c'est sous la lune et les étoiles
que peuvent éclater les douleurs
lorsque peau sucrée peau saline
se cherchent, se manquent
une pause, je me repose je m'endors
parti chercher le rêve si le retrouve, je reviendrai... peut être.
Pour l'instant marche les pieds dans l'eau
sur le sable d'Essaouira
et ne regarde que la mer, la plage est vide
la main ! ou est la main !?

Vivre la vie tout autrement
même s'il est des lendemains qui poussent
à ne pas se lever du lit
à ne pas ouvrir les volets
à regarder d'ou vient la peine
à ne rien faire de raisonnable.
J'ai une marque elle est profonde
chagrin immense qui gâche tout
qui floute autour tout ce qui bouge
entouré papier calque, quelqu'un à droite ?
et ce baiser qui l'a posé ? qui m'a frolé ?
je pensais avoir entendu des mots !
des mots d'amour ?
et dans le lit que reste t'il de place ?
et dans tout ça ou se trouve la mienne ?

Vivre la vie tout autrement
une fois l'équation posée
se foutre un peu des inconnues
quand l'oeil au noir s'est habitué
il doit repérer la sortie facile-à-l'aise
C avec elle qu'il reprendra la route
mais C tout seul qu'il sortira des ruines
pffff était trop grande la construction avant le tremblement.






samedi 16 mai 2009

La bascule des sentiments

Emporté par le poids,
chargé de liens,
tout doucement m'enfonce.
Sur le côté poussent des ronces
mais s'accrocher ne sert à rien
pas de racines rien ne résiste.
Plaisir malsain de se sentir happé baigné de boue.
Convenons en, mettre le casque et s'attacher ne résoud rien
quand se délite et s'effiloche ainsi le coeur, comprendre
qu'il est venu le temps, c'est le moment
de procéder à la bascule
à la bascule des sentiments.

lundi 11 mai 2009

Un goût, des goûts


Goût sur la langue sel de sa peau
Goût en mémoire calé en fond d'écran
Partout ou la main passe se presseront les lèvres
Un goût, des goûts, plus rien de dégoutant
Sitôt les yeux fermés plaisir ruisselle
Un goût des goûts tout est à l'avenant
Lentement le désir porte mon envie d'elle

Un goût, des goûts plaisirs multiples
tout à l'envie toucher goûter sentir
féminin singulier combinaisons plurielles
aller jusqu'à pleurer au moment d'en mourir
Un goût, des goûts s'abandonner renaître
Si au matin pétales s'ouvrent encore
Si source coule claire et confusions s'éloignent
Si se défont les sangles et pouvons reprendre la marche
Partons pour retrouver le goût.
Un goût, des goûts, sur la route il est tous les goûts
Chacun se goûte les bras toujours s'enlassent
Et au final on ne retiens qu'un geste, qui reste
un mot, le seul...
Tiens j'ai encore faim ce soir! Je t'attends et je goûte à tout.

samedi 9 mai 2009

L'amour ou l'amor(t) ?


De belles prunes sur mon prunier
le chien abois
et si les prunes sont si belles
c'est que l'amour est dans le bois.
Mais si l'amour est dans le bois
allons allons dis moi pourquoi
le chien abois ?
De beaux légumes dans mon jardin
l'oiseau se tait
si les légumes sont si beaux
c'est que l'amour saute la haie.
Mais si l'amour saute la haie
allons allons dis moi pourquoi
l'oiseau se tait ?
De belles filles prés des fontaines
l'eau est si trouble
et si les filles sont si belles
c'est que l'amour vient ventre à terre.
Mais si l'amour vient ventre à terre
allons allons dis moi pourquoi
l'eau est si trouble ?
Un beau chemin sous mes semelles
tout est si sombre
et si le chemin est si beau
c'est que l'amour est dans mon ombre.
Mais si l'amour est dans ton ombre
allons allons dis moi pourquoi
tout est si sombre ?
.
.
.
.
l'amour est il un leurre et la mort est elle une délivrance ?

mercredi 29 avril 2009

Comme une envie

Il y a dans l'air comme une envie
et sur la peau et dans les gestes
et dans les yeux et dans les mots .
Il est un besoin de soigner la plaie
de se poser et de tendre les mains ouvertes.
Pause caresses
prêt à sertir
l'un aprés l'autre tous les jalons.
Pause sur sable chaud
à protéger la peau
souffler balayer de la main silice .
Pause en plein champ
portières ouvertes
à retrouver l'odeur sucrée salée du manque .
Pause en vol suspendu
faire durer plaisir sourire et rires
chercher le naturel et s'y tenir.

Il y a dans l'air comme une attente
à partir ballader la nuit
à se coucher sous les feuillages
à déjeuner pieds nus sur la terrasse
il y a dans l'air du temps à perdre
... et du plaisir à retrouver.

vendredi 24 avril 2009

Sans l'élastique

Musicien
ébéniste
architecte maçon
cinéaste
voyageur sans mémoire
père mari amant
souffleur de verre
artiste peintre
écrivain.
Sans visage et sans peau
invisible
assis dans l'ombre
caché dans un grenier
jamais sur la photo
sans voix respiration bloquée
coeur arrêté.
Incontrolable
insatisfait chronique
charmeur
bien fait mais trop petit
attentionné
narcissique
égoiste
bien trop indépendant
moqueur.
Ce que l'on est , ce que l'on est pas
ce que l'on fait, écrit ou dit
et nos désirs et nos passions
nos joies nos peines
et ce besoin de se sentir aimé
et cette envie de partager
et ces larmes encore à couler
et ces drames à venir
et cette main si chaude
et cette peau touchée hier
et ces cheveux et le sommeil qui ne vient pas
et sur l'épaule ce baiser si discret
et ce qui a été
et ce besoin d'y croire encore
vivre dans les nuages
préparer des projets
je veux un saut à l'élastique
je veux plonger dans l'eau
je veux courir sur les rochers
dans les bois chercher des chataignes
je veux dormir sur une plage
je veux une main sur le cou
je veux nu sur le sable chaud
des mots
et du soleil
et le saut sera beau


(et l'élastique !!! Flute , j'ai oublié l'élastique !)

dimanche 19 avril 2009

Poison


Compressé compressé
presse en pression tension extrème
de tout le jus qui sortira
conserve juste, juste une goutte
goutte de moi à étaler
extrait sur peau à protéger
écran total sur l'étiquette
pénètrera en profondeur
diffusera poison potion
et ton affaire est faite
et ma défaite déboule en toi.
Scène de crime, coupable en concentré
traces laissées à profusion
introuvable on ne pense pas
à me chercher dans la victime
ne servait donc à rien
la méfiance des mots écrits
c'est l'épiderme qui me conduit au coeur


(et c'est là que j'ai vu que le coeur n'a pas de raison)

jeudi 16 avril 2009

... (elle)

Et j'ai trouvé ma route
et j'ai croisé sur cette route
une fois, une seule fois
jeté armes et bagages
et entassé sur le bûcher
fierté, courage
et allumé le feu qui se verra de loin
et attisé les flammes déjà brulent mes mains
et de mes mains noircies signé l'engagement
celui qui compte il n'y en aura qu'un
et j'ai dormi les yeux ouverts peur de ces rêves
et je me suis levé j'attentais qu'on me dise
"je t'ai senti partir reste donc là
la construction se fait aussi la nuit
ciment parpaing nous sommes
érigeons sur le lit, la tour
et porte moi à l'intèrieur je ne veux pas toucher les murs
jusqu'à la chambre et... parles moi !"
J'en ai cherché pesé lancé des mots
ils s'écoulent en flots de ma bouche à tes lèvres
-pourquoi tu ris ? (elle)
-je ris parce que je t'aime, l'amour ne me fait pas pleurer (lui)
-mais toi aussi tu m'as manqué ! (elle)
-je sais j'ai perçu du chagrin pour deux (lui)
-alors, et cette route, tu la prends avec moi ? (lui)
- ... (elle)


Elle ne sera pas droite mais elle sera large, et éclairée.

vendredi 10 avril 2009

Blague à part

Rien n'est plus personnel pour moi que ce Blog. Ne parle de pas grand chose pourtant, ne parle que d'amours, plaisirs et mals d'amours.
Entends tu ça ? Ne parle que d'amour !

Julien Clerc - Ce n'est rien

lundi 6 avril 2009

Fil effilé de soi


Fil attaché sur le côté
fil effiloché fil usé
découvre un peu de peau
un peu plus haut.
Fil à la patte
comme une entrave
fil dévoué, électrifié
à bien délimiter les sites.
Fil dont le noeud défait
nous précipite dans la fuite
fil qui entraine nos pensées
à s'épancher le long de routes
infréquentables.
Fil en aiguille qui te transperce
cousue sur peau diaphane
poupée blessée au fil d'Ariane
qui nous relie.
Fil arraché a contrarié le coeur
percé d'accros
s'écoule doucement la laine
quand tapis sera prêt
m'y laisserai tomber.







à soupeser la trame...


à déchirer tissus et toiles...


à réveler une ossature...


surtout point de suture...


mais une robe... une robe de bure.

mardi 31 mars 2009

Valse du Grau du Roi


Je pleure aussi dans la tempête
mais le vent sèche tout
rien n'y fait, il ne reste que le sourire
des meilleurs souvenirs.
Je voudrai bien crier
mais je n'ai plus de voix
rien n'y fait je ne peux qu' écarter les bras
y serrer mon chagrin
et le faire valser.
Pourtant...
Les gens qui passent ont vu un fou
debout
au bord de l'eau
dégoulinant de larmes
danser

Mais le soleil est déjà là
qui ramène le calme
prend l'idiot dans ses bras
et le pose tout doucement au sol :

-"Repose toi un peu je t'aime, je vais te remplacer et me charger de ce fardeau"
-"Tu m'aimes ? mais moi je ne sais plus, j'en ai perdu l'envie"
-"Allons, regardes, tu pleures sur du vent et tu serres du vide, tout est encore là, en toi, pour moi..."
.
.
.

jeudi 26 mars 2009

Bric à brac


Et voilà que les mots sont dits
voilà le bilan affiché
7 mois de toi 7 mois de moi
Un bloc en bloc prêt pour le bric à brac
et tout sera à vendre, le vrai le faux
l'authentique et le rococo
pas chers les souvenirs et touchez donc ils ont servi
pas de photos, pas pu les conserver
mais je peux tout vous raconter comme si j'y étais
tenez puisque vous insistez, je vous raconte :
Histoire d'amour en sens unique,
rencontre insensée et ... unique
des sentiments bien affirmés
emportant la majorité
ploum ploum ce soir c'est toi que j'aime
demain j'ai oublié et ne suis sur de rien !!!
La construction s'effondre
les mains serrées ne se connaissent plus
il n'y a plus d'amour fermez le livre la fin ne sent pas bon
le héros démoli s'éloigne sur la route
la fille reste avec ses doutes

pfouf j'suis creuvé j'ai tout craché

(La suite attendue par DM)

mercredi 25 mars 2009

Au four !

Il se regarde dans la glace , se reconnait à peine n'a pas changé pourtant depuis la veille. Moral bien bas mais l'envie toujours là, pas assouvie... dommage.
Torse nu à trainer fait pas bien chaud mais ne veut pas aller au lit, saloperie de lit. C'est la journée qui dure , c'est du temps encore à passer à ne pas voir les évidences, c'est du temps à donner... perdu.
Un peu trop bu ce soir , c'est plus facile , ouvert l'écran répondu à lidia, du travail en retard on verra ça demain.
Demain ? vais aller travailler ? Peut être pas car ma semaine est faite et j'ai besoin de relacher alors le bord de mer ? ou les cevennes ? jamais content, toujours à vouloir plus, à vouloir plus alors que tout dèjà au maximum, définitivement insatisfait...
Trop amoureux, trop encombrant, du vide à faire, ne résistera pas au ménage, se présentera volontaire et dans la benne se jettera, bon debarras !!
Au moins au chaud dans les ordures arrivera à apprécier ces quelques heures à attendre la compression, une oeuvre d'art, un cube , restera t'il une partie reconnaissable. Non ? Alors au four !

mardi 17 mars 2009

Duo de nous

Il sera là il jaillira de toi
il gardera le lien s'accrochera au sein
la route la route pour lui toute la route.
Laché les freins rien ne sert de marcher
de la falaise plaisir de se jeter
le vide le vide j'en rit d'avance.
A croire en toi depuis nous serons deux
pour faire front on a jamais vu mieux
sur du velour sur de la soie tapis de nous sous toi.
Chemin de sel de nos larmes asséchées
traces d'amour sur ta peau appliquées
douce folie ou folie douce duo de lui et moi .
Aprés la chute reprendrons l'ascension
prés de la source refleuri la passion
en douce en douce préparerons le prochain saut.
Le prochain saut du haut de toi et moi

dimanche 15 mars 2009

En file indienne


Si j'avais su j'aurai gardé du temps
j'aurai ouvert un peu plus grand les yeux
j'aurai frappé un peu plus fort du poing
si j'avais su !
Si j'avais su j'aurai marqué les traits
je n'aurai dessiné qu'en noir
dessin noir sur fond noir
chagrin gravé sur désespoir
peine sur peine.
Si j'avais su je n'aurai rit de rien
un homme ne vaut qu'un homme
tous pareils partout alignés
du plus grand au moins grand
du moins con au plus con
tous ridicules et fades
Si j'avais vu avant de deviner je ...
n'aurai rien changé peut être
être ainsi fait et se voir dans la queue
avec les autres c'est ... ridicule et fade
Je fais un choix, je prend mon bulletin je tend ma carte
et... je reprend ma place en attendant la suite
Ne sert à rien alors tout ce chagrin ?
ne perturbera donc personne notre cheminement servile ?
et ces drapeaux qui flottent ne sont ils que du vent ?
pas même empêché les avions gavés de honte
pas foutu seulement lancer la pierre
il suffisait de se baisser un peu
mais pas facile à faire et puis les cailloux se font rares
et puis , et puis, et puis... je ne veux pas sortir du lot
j'y suis au chaud et quand je vois tous ceux , couchés au bord, je pense que...
C'a y est, nous sommes le 15 Mars, on pourrait nous foutre dehors aussi , alors!
nous plaignons pas.

mardi 10 mars 2009

tais toi et écris !


Posé de l'encre sur cette feuille
jeté des mots comme envoyé les dés
fermé les yeux attendu la musique
la musique s'est faite attendre.
Hier 14 Mars mauvais jour pour les mots
tous sont tombés de haut, et...
ceux qui restent sonnent faux
ceux qui restent restent en arrière
il est définitivement devant
ils sont définitivement derrière
Hier 14 Mars , ils vont s'en souvenir.

dimanche 8 mars 2009

Gardien d'ange

Mon ange s'est envolé, il s'est laissé porter jusqu'a se déporter le vent de ces jours ci l'y a aidé.
Mon ange s'est envolé tout dénudé aucun lambeau, reste de nos combats, ne lui couvre la peau.
Mon ange ne risque rien nous sommes tant liés que c'est moi désormais qui lui sert de gardien.
Mon ange un temps s'est assoupi sous un grand chêne c'est moi qui me réveille alors ? ... j'avais rêvé !
Je tend la main et lui touche la peau, ce soir je ne dormirai plus .

mercredi 4 mars 2009

Dans ma cuisine


Tout mélangé
réalité avec désirs
affaires d'hivers affaires d'été
au pied du lit celles jetées
d'amour les philtres et élixirs
Tout fait se rencontrer
organes et épidermes
varié le sens des assemblages
offert la garantie tendresse
levé les doutes et échangé les clefs
Tout laissé s'exprimer
avec envie l'envie
choisi à deux les ingrédients
assemblés avec soin
soupoudrés de baisers
liés de quelques larmes
et dans le plat bien caressé
tout contre nous mis au repos
ou la cuisson ira tout doux
agrémenté de quelques fruits, tous défendus
le temps y fera son affaire...

Voici enfin que cuisson faite, mais...déjà
dans la cuisine me déshabille
sous la pression besoin de préparer un autre met
j'ai gardé l'amour pour la faim
A table ! ..... mon ange

samedi 28 février 2009

Grain de toi


Poser les yeux sur elle quand elle parle
se dire "je l'embrasse, je l'embrasse pas ?"
bien regarder sa peau , elle nue dans le bain
essayer de cacher le trouble.
S'atteler dans le noir à redessiner les contours
trop de grains de beauté
mes mains les lisent en braille
un grain de toi un grain pour moi
une virgule entre deux grains, un point d'exclamation !
As tu criée ?
trop appuyé le velour a marqué
je devrai caresser pour expier la faute
la sentence est terrible
mis à genoux je m'exécute
il est encore tôt et la nuit sera longue

lundi 23 février 2009

Tout ce qui reste


Veille d'un départ et dèjà revenu
quand tout s'efface et tout commence
ai porté mes bagages du bout des doigts
pour les poser et ne pas les ouvrir
tellement plus léger et si facile
partir en se disant il y avait avant , il y a maintenant
Si agréable de s'enfoncer dans ces ruelles
sachant qu'aller plus loin c'est disparaitre encore

Je suis donc... une trace est faite
balancier d'un côté prêt à recommencer
figure tentée sur la poutre
pieds nus les yeux fermés.
Je suis donc... j'ai perdu
trop avancé vers la sortie
on ne cherche plus les issues
je dois dormir bercé par le roulis.

Je suis et... ne tiens pas en place
tout doucement le cercle diminue
ce qui m'attire occupe tout l'espace
cette rencontre n'a rien d'un imprévu.
Je suis ... de ce que j'étais différent
du voyage je n'ai rien noté
je me souviens de cette main dedans
de cette main serrée
et puis posée, et puis glissée

vendredi 6 février 2009

chandelle


Je soufflerai sur la chandelle
cette lumière ne sert à rien
qui tout nous montre du chemin.

Moi qui cherche des étincelles...imprévisibles
ou l'histoire n'est pas à lire...mais à construire
je préfère tes nuits sans lune...noires
le toucher et les impressions...violentes
de ces sentiments qui jaillissent... et qui détruisent
les constructions cimentées doutes ... et compromis
comme promis je t'aimerai, te garderai, te chérirai
liés sans fils par des anneaux...bijoux
J'ai acheté, j'ai échangé avons signé l'accord
alors qu'une main eu suffit... posée
sur ton épaule ou sur tes seins
et oubliée ainsi, simple déclaration
-"je ne peux me passer de toi ... ce soir
demain je te regarde et j'écris un nouveau poème."
-"Chiche"
et de nouveau il finira, froissé, en boule au fond de l'estomac, ou affiché en évidence... des bouts de moi tout ruisselants de toi.

mercredi 4 février 2009

Nuit de chine...


C'est une nuit bizarre
pluie dehors, pluie dedans.
C'est une nuit trop longue
à desserrer un à un tous les crans.
C'est une nuit à manquer d'air
à soupirer et à gémir, à se lever pour rien
se tenir nu face au chauffage.
C'est une nuit d'envie
envie d'amour et de carresses
envie de peindre envie d'écrire.
C'est une nuit bilan
qui laissera ses traces,
nuit d'écoute et d'attente,
à controler son souffle et soupeser ses peines.
Une nuit sage et etouffante
ni nuit de chine ni nuit caline
juste une nuit tendresse
qui n'en finit jamais...

Pourtant le jour s'est bien levé

lundi 2 février 2009

Quelques pages de plus

Je craquerai une allumette
pour allumer ta cigarette
je ferai la vaisselle
pour le plaisir des mains dans l'eau
les poserai sur toi brulantes
et te dirai "je t'aime"
tu m'aimerai aussi
et ce serai facile
ta cigarette terminée
de me poser tout à côté
glisser le bras sous toi
et dans le noir reprendre ma lecture
tourner les pages avec le doigt
faire attention ne pas corner ta peau
il est tard mon amour, on dors ?

rrrrrrrrrr (il n'y a qu'elle qui le fait bien! )

vendredi 30 janvier 2009

Issu de quoi ?

"Au nom du père, du fils et... de la haine"


J'ai remonté les traces, sur cette route.
Quelqu'un est passé avant moi,
quelqu'un a traversé ces bois.
A bien chercher j'ai retrouvé la flaque,
j'y ai vu mon visage se fondre dans les pas
sous la surface quelques signes et... j'imagine
moment privilégié, geste fugace
poussé un cri peut être, peut être pas
passé sa main dans les cheveux pour signifier la fin ?
debout et rhabillé, courru pour rattraper le temps perdu ?
pas une fuite, juste une envie... pressante...
de construire une vie... en décousu
une de jetée, deux de jetées les dés en sont jetés
et sur la table il ne posera rien,
car il n'a rien .







mercredi 21 janvier 2009

Je dis je sais


je dis je fais je te regarde et je m'approche
je touche et si ma main remonte
dans tes cheveux
c'est que le noir m'attire.
Je dis je fais je te regarde et j'imagine
que sur ta route peau de soie
les voyages seront tragiques
sans assistance et sans retour.
je dis je fais j'y laisserai sans doute
le peu de raison qu'il me reste
et porterai plus haut encore
les fils d'émois que patiemment je tisse.
Je dis je fais tout ça en navigant
sur tes courants épidermiques
bien loin des routes acceptées
candidat unique au naufrage.

...bon sang, mais qu'est ce que l'aventure est belle !

je dis je sais... que tu n'es pas à raisonner, qu'il n'y a rien à perdre à se laisser glisser sans décider du cap.
Je dis je sais... que l'eau est claire, et chaude, que dans la poche tout est filtré, que l'on sait dèjà tout puisqu'au final il ne restera rien. Alors il n'y a plus rien à dire, il n'y a qu'à laisser dire et laisser faire.

dimanche 18 janvier 2009

Onze douze treize... espère

(Photo T. N)


Un deux trois soleil
tiens aujourd'hui il pleut !
j'espère une visite,
J'attends un coup de fil,
j'écris un nouveau texte.
Je regarde dehors, la porte ne s'ouvre pas le téléphone est muet les mots ne viennent pas.
Alors je compte jusqu'a cent et quelque chose va se passer...
.
Quatre cinq six réveil
et c'est dèjà la nuit,
j'espérais une suite,
je prévoyais de nouveaux souvenirs,
j'avais cru voir s'ouvrir la porte.
Je m'étale un peu plus, j'ai de la place, mes textos SOS partis, il est demain.
Alors je cesse de compter... je dors
(et je rêve "le verbe aimer serait il autre chose qu'un verbe usé ?...)

mercredi 7 janvier 2009

noyau de fruit


Je me suis cru perdu, j'avais fui
Je m'étais oublié
trés haut sur une branche
sur un mur sous des feuilles
séché sur une coupe
tombé et roulé sous un meuble
ectoplasme de fruit

Quand des yeux quand des doigts

arraché au buisson
pour porter à la bouche
cajolé à la langue
et la marque des dents
sur ma belle peau ma peau de pêche
dépêche toi de croquer
de croquer, d'y croquer, d'en croquer
le bon morceau
d'en sucer le noyau
à mordiller jusqu'au plaisir
à cracher à nouveau
au centre d'un sillon
et peut être qu'alors
avec tes mains expertes
repoussera et reviendra plus beau le fruit
ne se cachera plus
suscitera les convoitises
mais, confiant
résistera et attendra le bon moment
se laissera tomber sur toi
bien mûr éclatera et laissera couler
entre tes lèvres
le meilleur des desserts
(et rien n'est anodin et si je coule en toi j'y laisserai des traces et cette trace, nous lui donnerions un prénom, un prénom féminin, genre un prénom à répéter souvent)

vendredi 2 janvier 2009

Sous sommeil


Dans mes bras endormie
en frissons maintenue
sous sommeil.

Ses armes en bord de lit
marquent le risque aigu
de l'éveil.

Sa peau terre Adélie
se laisse visiter toute
aux doigts, à l'oeil.

Son ventre Amazonie
entrainera la main chaloupe
au seuil.

Et... si s'élève le cri
pour souligner l'effet
devra se gémir muet... car...

Je n'admet aucun bruit... quand mon indienne dort.