mardi 31 mars 2009

Valse du Grau du Roi


Je pleure aussi dans la tempête
mais le vent sèche tout
rien n'y fait, il ne reste que le sourire
des meilleurs souvenirs.
Je voudrai bien crier
mais je n'ai plus de voix
rien n'y fait je ne peux qu' écarter les bras
y serrer mon chagrin
et le faire valser.
Pourtant...
Les gens qui passent ont vu un fou
debout
au bord de l'eau
dégoulinant de larmes
danser

Mais le soleil est déjà là
qui ramène le calme
prend l'idiot dans ses bras
et le pose tout doucement au sol :

-"Repose toi un peu je t'aime, je vais te remplacer et me charger de ce fardeau"
-"Tu m'aimes ? mais moi je ne sais plus, j'en ai perdu l'envie"
-"Allons, regardes, tu pleures sur du vent et tu serres du vide, tout est encore là, en toi, pour moi..."
.
.
.

jeudi 26 mars 2009

Bric à brac


Et voilà que les mots sont dits
voilà le bilan affiché
7 mois de toi 7 mois de moi
Un bloc en bloc prêt pour le bric à brac
et tout sera à vendre, le vrai le faux
l'authentique et le rococo
pas chers les souvenirs et touchez donc ils ont servi
pas de photos, pas pu les conserver
mais je peux tout vous raconter comme si j'y étais
tenez puisque vous insistez, je vous raconte :
Histoire d'amour en sens unique,
rencontre insensée et ... unique
des sentiments bien affirmés
emportant la majorité
ploum ploum ce soir c'est toi que j'aime
demain j'ai oublié et ne suis sur de rien !!!
La construction s'effondre
les mains serrées ne se connaissent plus
il n'y a plus d'amour fermez le livre la fin ne sent pas bon
le héros démoli s'éloigne sur la route
la fille reste avec ses doutes

pfouf j'suis creuvé j'ai tout craché

(La suite attendue par DM)

mercredi 25 mars 2009

Au four !

Il se regarde dans la glace , se reconnait à peine n'a pas changé pourtant depuis la veille. Moral bien bas mais l'envie toujours là, pas assouvie... dommage.
Torse nu à trainer fait pas bien chaud mais ne veut pas aller au lit, saloperie de lit. C'est la journée qui dure , c'est du temps encore à passer à ne pas voir les évidences, c'est du temps à donner... perdu.
Un peu trop bu ce soir , c'est plus facile , ouvert l'écran répondu à lidia, du travail en retard on verra ça demain.
Demain ? vais aller travailler ? Peut être pas car ma semaine est faite et j'ai besoin de relacher alors le bord de mer ? ou les cevennes ? jamais content, toujours à vouloir plus, à vouloir plus alors que tout dèjà au maximum, définitivement insatisfait...
Trop amoureux, trop encombrant, du vide à faire, ne résistera pas au ménage, se présentera volontaire et dans la benne se jettera, bon debarras !!
Au moins au chaud dans les ordures arrivera à apprécier ces quelques heures à attendre la compression, une oeuvre d'art, un cube , restera t'il une partie reconnaissable. Non ? Alors au four !

mardi 17 mars 2009

Duo de nous

Il sera là il jaillira de toi
il gardera le lien s'accrochera au sein
la route la route pour lui toute la route.
Laché les freins rien ne sert de marcher
de la falaise plaisir de se jeter
le vide le vide j'en rit d'avance.
A croire en toi depuis nous serons deux
pour faire front on a jamais vu mieux
sur du velour sur de la soie tapis de nous sous toi.
Chemin de sel de nos larmes asséchées
traces d'amour sur ta peau appliquées
douce folie ou folie douce duo de lui et moi .
Aprés la chute reprendrons l'ascension
prés de la source refleuri la passion
en douce en douce préparerons le prochain saut.
Le prochain saut du haut de toi et moi

dimanche 15 mars 2009

En file indienne


Si j'avais su j'aurai gardé du temps
j'aurai ouvert un peu plus grand les yeux
j'aurai frappé un peu plus fort du poing
si j'avais su !
Si j'avais su j'aurai marqué les traits
je n'aurai dessiné qu'en noir
dessin noir sur fond noir
chagrin gravé sur désespoir
peine sur peine.
Si j'avais su je n'aurai rit de rien
un homme ne vaut qu'un homme
tous pareils partout alignés
du plus grand au moins grand
du moins con au plus con
tous ridicules et fades
Si j'avais vu avant de deviner je ...
n'aurai rien changé peut être
être ainsi fait et se voir dans la queue
avec les autres c'est ... ridicule et fade
Je fais un choix, je prend mon bulletin je tend ma carte
et... je reprend ma place en attendant la suite
Ne sert à rien alors tout ce chagrin ?
ne perturbera donc personne notre cheminement servile ?
et ces drapeaux qui flottent ne sont ils que du vent ?
pas même empêché les avions gavés de honte
pas foutu seulement lancer la pierre
il suffisait de se baisser un peu
mais pas facile à faire et puis les cailloux se font rares
et puis , et puis, et puis... je ne veux pas sortir du lot
j'y suis au chaud et quand je vois tous ceux , couchés au bord, je pense que...
C'a y est, nous sommes le 15 Mars, on pourrait nous foutre dehors aussi , alors!
nous plaignons pas.

mardi 10 mars 2009

tais toi et écris !


Posé de l'encre sur cette feuille
jeté des mots comme envoyé les dés
fermé les yeux attendu la musique
la musique s'est faite attendre.
Hier 14 Mars mauvais jour pour les mots
tous sont tombés de haut, et...
ceux qui restent sonnent faux
ceux qui restent restent en arrière
il est définitivement devant
ils sont définitivement derrière
Hier 14 Mars , ils vont s'en souvenir.

dimanche 8 mars 2009

Gardien d'ange

Mon ange s'est envolé, il s'est laissé porter jusqu'a se déporter le vent de ces jours ci l'y a aidé.
Mon ange s'est envolé tout dénudé aucun lambeau, reste de nos combats, ne lui couvre la peau.
Mon ange ne risque rien nous sommes tant liés que c'est moi désormais qui lui sert de gardien.
Mon ange un temps s'est assoupi sous un grand chêne c'est moi qui me réveille alors ? ... j'avais rêvé !
Je tend la main et lui touche la peau, ce soir je ne dormirai plus .

mercredi 4 mars 2009

Dans ma cuisine


Tout mélangé
réalité avec désirs
affaires d'hivers affaires d'été
au pied du lit celles jetées
d'amour les philtres et élixirs
Tout fait se rencontrer
organes et épidermes
varié le sens des assemblages
offert la garantie tendresse
levé les doutes et échangé les clefs
Tout laissé s'exprimer
avec envie l'envie
choisi à deux les ingrédients
assemblés avec soin
soupoudrés de baisers
liés de quelques larmes
et dans le plat bien caressé
tout contre nous mis au repos
ou la cuisson ira tout doux
agrémenté de quelques fruits, tous défendus
le temps y fera son affaire...

Voici enfin que cuisson faite, mais...déjà
dans la cuisine me déshabille
sous la pression besoin de préparer un autre met
j'ai gardé l'amour pour la faim
A table ! ..... mon ange

samedi 28 février 2009

Grain de toi


Poser les yeux sur elle quand elle parle
se dire "je l'embrasse, je l'embrasse pas ?"
bien regarder sa peau , elle nue dans le bain
essayer de cacher le trouble.
S'atteler dans le noir à redessiner les contours
trop de grains de beauté
mes mains les lisent en braille
un grain de toi un grain pour moi
une virgule entre deux grains, un point d'exclamation !
As tu criée ?
trop appuyé le velour a marqué
je devrai caresser pour expier la faute
la sentence est terrible
mis à genoux je m'exécute
il est encore tôt et la nuit sera longue

lundi 23 février 2009

Tout ce qui reste


Veille d'un départ et dèjà revenu
quand tout s'efface et tout commence
ai porté mes bagages du bout des doigts
pour les poser et ne pas les ouvrir
tellement plus léger et si facile
partir en se disant il y avait avant , il y a maintenant
Si agréable de s'enfoncer dans ces ruelles
sachant qu'aller plus loin c'est disparaitre encore

Je suis donc... une trace est faite
balancier d'un côté prêt à recommencer
figure tentée sur la poutre
pieds nus les yeux fermés.
Je suis donc... j'ai perdu
trop avancé vers la sortie
on ne cherche plus les issues
je dois dormir bercé par le roulis.

Je suis et... ne tiens pas en place
tout doucement le cercle diminue
ce qui m'attire occupe tout l'espace
cette rencontre n'a rien d'un imprévu.
Je suis ... de ce que j'étais différent
du voyage je n'ai rien noté
je me souviens de cette main dedans
de cette main serrée
et puis posée, et puis glissée

vendredi 6 février 2009

chandelle


Je soufflerai sur la chandelle
cette lumière ne sert à rien
qui tout nous montre du chemin.

Moi qui cherche des étincelles...imprévisibles
ou l'histoire n'est pas à lire...mais à construire
je préfère tes nuits sans lune...noires
le toucher et les impressions...violentes
de ces sentiments qui jaillissent... et qui détruisent
les constructions cimentées doutes ... et compromis
comme promis je t'aimerai, te garderai, te chérirai
liés sans fils par des anneaux...bijoux
J'ai acheté, j'ai échangé avons signé l'accord
alors qu'une main eu suffit... posée
sur ton épaule ou sur tes seins
et oubliée ainsi, simple déclaration
-"je ne peux me passer de toi ... ce soir
demain je te regarde et j'écris un nouveau poème."
-"Chiche"
et de nouveau il finira, froissé, en boule au fond de l'estomac, ou affiché en évidence... des bouts de moi tout ruisselants de toi.

mercredi 4 février 2009

Nuit de chine...


C'est une nuit bizarre
pluie dehors, pluie dedans.
C'est une nuit trop longue
à desserrer un à un tous les crans.
C'est une nuit à manquer d'air
à soupirer et à gémir, à se lever pour rien
se tenir nu face au chauffage.
C'est une nuit d'envie
envie d'amour et de carresses
envie de peindre envie d'écrire.
C'est une nuit bilan
qui laissera ses traces,
nuit d'écoute et d'attente,
à controler son souffle et soupeser ses peines.
Une nuit sage et etouffante
ni nuit de chine ni nuit caline
juste une nuit tendresse
qui n'en finit jamais...

Pourtant le jour s'est bien levé

lundi 2 février 2009

Quelques pages de plus

Je craquerai une allumette
pour allumer ta cigarette
je ferai la vaisselle
pour le plaisir des mains dans l'eau
les poserai sur toi brulantes
et te dirai "je t'aime"
tu m'aimerai aussi
et ce serai facile
ta cigarette terminée
de me poser tout à côté
glisser le bras sous toi
et dans le noir reprendre ma lecture
tourner les pages avec le doigt
faire attention ne pas corner ta peau
il est tard mon amour, on dors ?

rrrrrrrrrr (il n'y a qu'elle qui le fait bien! )

vendredi 30 janvier 2009

Issu de quoi ?

"Au nom du père, du fils et... de la haine"


J'ai remonté les traces, sur cette route.
Quelqu'un est passé avant moi,
quelqu'un a traversé ces bois.
A bien chercher j'ai retrouvé la flaque,
j'y ai vu mon visage se fondre dans les pas
sous la surface quelques signes et... j'imagine
moment privilégié, geste fugace
poussé un cri peut être, peut être pas
passé sa main dans les cheveux pour signifier la fin ?
debout et rhabillé, courru pour rattraper le temps perdu ?
pas une fuite, juste une envie... pressante...
de construire une vie... en décousu
une de jetée, deux de jetées les dés en sont jetés
et sur la table il ne posera rien,
car il n'a rien .







mercredi 21 janvier 2009

Je dis je sais


je dis je fais je te regarde et je m'approche
je touche et si ma main remonte
dans tes cheveux
c'est que le noir m'attire.
Je dis je fais je te regarde et j'imagine
que sur ta route peau de soie
les voyages seront tragiques
sans assistance et sans retour.
je dis je fais j'y laisserai sans doute
le peu de raison qu'il me reste
et porterai plus haut encore
les fils d'émois que patiemment je tisse.
Je dis je fais tout ça en navigant
sur tes courants épidermiques
bien loin des routes acceptées
candidat unique au naufrage.

...bon sang, mais qu'est ce que l'aventure est belle !

je dis je sais... que tu n'es pas à raisonner, qu'il n'y a rien à perdre à se laisser glisser sans décider du cap.
Je dis je sais... que l'eau est claire, et chaude, que dans la poche tout est filtré, que l'on sait dèjà tout puisqu'au final il ne restera rien. Alors il n'y a plus rien à dire, il n'y a qu'à laisser dire et laisser faire.

dimanche 18 janvier 2009

Onze douze treize... espère

(Photo T. N)


Un deux trois soleil
tiens aujourd'hui il pleut !
j'espère une visite,
J'attends un coup de fil,
j'écris un nouveau texte.
Je regarde dehors, la porte ne s'ouvre pas le téléphone est muet les mots ne viennent pas.
Alors je compte jusqu'a cent et quelque chose va se passer...
.
Quatre cinq six réveil
et c'est dèjà la nuit,
j'espérais une suite,
je prévoyais de nouveaux souvenirs,
j'avais cru voir s'ouvrir la porte.
Je m'étale un peu plus, j'ai de la place, mes textos SOS partis, il est demain.
Alors je cesse de compter... je dors
(et je rêve "le verbe aimer serait il autre chose qu'un verbe usé ?...)

mercredi 7 janvier 2009

noyau de fruit


Je me suis cru perdu, j'avais fui
Je m'étais oublié
trés haut sur une branche
sur un mur sous des feuilles
séché sur une coupe
tombé et roulé sous un meuble
ectoplasme de fruit

Quand des yeux quand des doigts

arraché au buisson
pour porter à la bouche
cajolé à la langue
et la marque des dents
sur ma belle peau ma peau de pêche
dépêche toi de croquer
de croquer, d'y croquer, d'en croquer
le bon morceau
d'en sucer le noyau
à mordiller jusqu'au plaisir
à cracher à nouveau
au centre d'un sillon
et peut être qu'alors
avec tes mains expertes
repoussera et reviendra plus beau le fruit
ne se cachera plus
suscitera les convoitises
mais, confiant
résistera et attendra le bon moment
se laissera tomber sur toi
bien mûr éclatera et laissera couler
entre tes lèvres
le meilleur des desserts
(et rien n'est anodin et si je coule en toi j'y laisserai des traces et cette trace, nous lui donnerions un prénom, un prénom féminin, genre un prénom à répéter souvent)

vendredi 2 janvier 2009

Sous sommeil


Dans mes bras endormie
en frissons maintenue
sous sommeil.

Ses armes en bord de lit
marquent le risque aigu
de l'éveil.

Sa peau terre Adélie
se laisse visiter toute
aux doigts, à l'oeil.

Son ventre Amazonie
entrainera la main chaloupe
au seuil.

Et... si s'élève le cri
pour souligner l'effet
devra se gémir muet... car...

Je n'admet aucun bruit... quand mon indienne dort.