samedi 19 mars 2011

"Supplément de mensonge"


Un nouveau Thiéfaine
un ultime, un autre, un pas de plus, un bout de peau
traces de sang, il est vivant, couvert de boue
il marche encore.
Un nouveau coup au coeur
celui qui m'accompagne
celui qui reste
reste surtout, ne t'en vas pas car j'en veux plus
pour d'autres mots
Un nouveau Thiéfaine et ses maux
"J'ai longtemps Kiffé dans la boue
sur de longs chemins chaotiques
en transmutant le je en nous
dans une alchémie romantique
mes action d'amour dévaluées
m'ont laissé des larmes à crédit
et maintenant je viens m'annuler
devant ton lapis lazuli..."

vendredi 11 mars 2011

Fil de nous


Installée du mauvais côté
Je partais préparer l'histoire
Dés le départ tout est faussé
On m'a griffé une autre étoile.

Et ce trop long voyage...

De l'innocence exposée nue
Allaient tyrans marquer la peau
Classement de nos vies ténues
Réduites à simples numéros.

Et dans nos poings fermés...

Les unes aux autres nous étions liées
Sentir l'amour les insupporte
De nos mains dans le froid glissées
Nous en vivions de toutes sortes.

Et leurs regards glacés...

Il n'est plus de temps à pleurer
Fil d'émois élève l'essaim
De nos soeurs paupières fermées
Enlacées sur d'autres chemins.

Et sous nos yeux ce paysage...

Je pense déjà à demain
Mais je choisirai d'autres trains
Ou mes souvenirs barbelés
Par tes mains seront libérés.

Et nos corps retrouvés...

jeudi 3 mars 2011

Changer les draps

J'ai des souvenirs en draps bleus
point de satin et point de soie
de la peau de toi et de moi
s'il te plait n'ouvre pas les yeux !

Ah, je t'avais dit de ne pas ouvrir les yeux!!!
Alors tout est foutu.

jeudi 20 janvier 2011

Les mots


Ou ont bien pu glisser les mots ?
et de la main cessé le trait.
Manque de satin de coton
maladie portée au cerveau
car les yeux clos aussi
trop de lumière trop attiré.
Oh mon dieu être un fruit
par ses soins recueilli
tout au creux déposé
que je soit cette mûre
cette simple cerise
prêt à croquer craquant
qu'elle m'entende enfin
Dans un jardin temps suspendu
A tirer son regard attiré par pitié
sur un buisson la baie ouverte
toutes épines émoussées
à tomber dans le bol
suicide au sucre
jusqu'a sa bouche
mon jus pris en dessert.

vendredi 26 novembre 2010

En Rolls


Je roule en Rolls chauffeur aux pieds fourchus foutu foutu j'ai compris le message maudit et détesté sur le devant des fleurs et sur l'arrière carosse prêt à la fuite.
Je cours sans but fouette et déchire consommé et détruit étendart en lambaux sentiments se disolvent au vent .
Je joue mon rôle acteur inpennitent toujours le bon profil mais la bête est lachée les dégats sont considérables.
Je sent venir besoin d'exhiber mon poison dessin de mon trait d'encre noire tout sera gris et noir exposé sur ton coeur poignardé .
Je laisse choir de mes poches à vider tout un voyage , il neige sur l'Atlas tu crois ?


En Voyage
Le coeur marche et un jour, s'arrête.
Allongé sur la route
le corps suinte et tout disparaît
charogne
a nourri d'autres vies.
Décidément
définitivement utile.

mercredi 10 novembre 2010

Dans mon cou


Dans mon cou j'ai l'audace affichée comme trace
coquelicot bien dessiné au format de ses lèvres
alors rester ainsi, protéger le bijou
dorénavant de ce cadeau je deviens fou
Je ne finis plus rien en tout je recommence
capable d'espérer je regarde brûler
prêt a ressuciter mon cadavre livide
je me laisse cueillir
faner enfin... entre ses mains

mardi 9 novembre 2010

Labour

Fil étiré de soi tiré tel fil des tripes
en soie, rien ne se voit
trace infime suinte d'émois
une pousse jaillit de moi et croît
que corps à peine usé hurle de joie
et voilà c'est tout moi, tout est là.
De ces mains nues à monter le bûcher
bien ordonnés les bois à m'y jeter
mémoire aphone, sans souvenir des plaies
et les enfants porte ouverte échappés
de ma vie champ de blé
qu'il ne reste que labourer
et tout retravailler.
Tracteur traine les mots
rien qu'un monde en travaux
tête levée tout débraillé et sot
graine de funérailles cherche terreau
fragile tel une plante en pot
le monde sera beau
une fois seul'ment les yeux fermés.

Pourtant ce monde bouge , résiste et grogne
et dans les rues, avec les autres nous n'avons peur de rien ni de personne
et le champ du possible est vaste, tellement vaste, peut être alors demain les yeux qui s'ouvrent ?!

lundi 11 octobre 2010

A peine

A peine le pied posé à terre
à peine, le coeur déjà s'emballe
à peine, les mots s'entassent en bouche
à peine, se met à circuler la lave
à peine, et le corps brûle
et nous voici au soir le feu à peine éteint
attendu le matin pour de nouveau la flamme

lundi 4 octobre 2010

Chemin d'émoi


C'est une journée divine, il fait beau au fond des gorges , marcher de pierres en pierres est reposant.
C'est une journée spéciale, toute en tendresse et douce confiance, un moment rare, rare et précieux.
C'est un couple il est trés beau, ils se suivent et ils se cherchent ils feront l'amour sur la plage ,ils ne l'ont pas préparé.
C'est en traversant la rivière c'est en vivant chaque minute qu'ils s'aimeront sur l'autre rive, ils s'aimeront ils s'aiment ils ne cherchent rien d'autre.
C'est une histoire presque incroyable tant elle n'intéresse personne et c'est normal il n'y a qu'eux et ils se foutent tant du reste.
C'est une histoire en sens inverse, sens interdit, sans queue ni tête ou il n'y a rien à comprendre d'ailleurs ils n'y comprennent rien.
C'est 1 et 1 qui ne font qu'1, calcul qui détruit le mental j'en retiens 1 et tout s'explique ils s'aiment et puis c'est tout !!

samedi 25 septembre 2010

Parfum d'épices


Je porte sur moi un parfum étrange
une odeur de fleurs de fruits et d'épices
j'ai la peau brulée comme caramel
les yeux noirs de fièvre et le coeur tambour
Je porte sur moi toutes mes rencontres
d'étranges voyages j'ai les tatouages
je ne suis qu'un livre, une île, un refuge
souvent égaré à suivre une étoile
homme caravane fuyant dans la nuit
Nomade je suis.
Je porte sur moi une odeur d'épices
j'ai la peau brûlée les yeux noirs de fièvre
j'ai tous les symptomes d'un homme vivant
et... je ne suis rien...qu'un chien... pour vous.

Dans l'amer ou dans l'ailleurs


Dans la mer fachée j'allais me jetter
je n'ai pas osé peur de me mouiller
Oh mais quelle envie j'ai de ses bras froids
de ses lèvres bleues de ses mots d'effroi.
Dans la lave épaisse je voulais nager
je n'ai pas trouvé le moment parfait
Oh mais quelle envie j'ai de son corps chaud
sa langue brûlante glissant sur mon dos.
Vers l'ailleurs brillant je cours à tout rompre
je n'ai toujours pas cloturé mes comptes
Oh mais quelle envie j'ai d'abandonner
mon pays petit mon quartier figé

vendredi 3 septembre 2010

Goujat


A la découverte, recouvert de rien
je suis un amour, je suis un goujat
piétinant la peau je marque le pas
de tous mes détours, j'y reviens fouler.
A la reconquête ou en perdition
je suis un amour ou je suis un rat
et de ce contour qui n'en finit pas
j'ai les yeux sur toi affamés de toi.

A la découverte je compte le temps
planchers vermoulus et tuiles cassées
quand l'amour dressé tends à vaciller
pleure le goujat et s'enfuit le rat.
A la reconquête ou en mutation
je suis ton amour ou je ne suis pas
le corps courant d'air s'essoufle au combat
mais même un coeur vil est un coeur qui bat.

A la découverte il est mille voies
tout ce balisage effraie le bonheur
qui se croit fragile et résiste à tout
sauf aux habitudes et aux gardes-fous.
A la reconquête il faut te jeter
je suis ton amour je suis un goujat
en laboratoire je ne me plait pas
si je suis un rat je reste en égouts

jeudi 12 août 2010

Ephémère

Une construction qui dure, une éphémère
tente à jetter ou monastère
quelques décennies, moins d'une heure
de tout le temps que l'on espère à celui accordé
des années passées à courir aux instants à récupérer
Si à peine allongé j'en meurt
je suis candidat au suicide.

Une construction inachevée, des matèriaux
une pierre et une autre
l'une avec l'autre il faut les sceller de nos liens
toi et moi assemblés différents et si attirés
une déclaration c'est pourtant bien facile
"Je aimer toi"
"moi je t'aime"
"je t'aime toi"
"toi, moi, amour"
et tout autour de toi et moi... que de l'amour




Je suis fatigué je m'en vais
c'est vraiment compliqué de se poser
j' ai froid et un peu peur
ce léger tremblement m'a laissé vacillant
mais je ne quitte le chemin
que ...quelques ...jours ?

samedi 24 juillet 2010

Vivement l'ombre


Vivement la Lune ma belle brune
un astre éclaire l'autre
une ombre fait mon chemin
Vivement le prochain prétexte,
en file indienne et cherche ! cherche le bonheur !

Vivement les bois tapis de soie
de ce ruisseau sans vie jaillit l'amie
qui nous poursuit longtemps, que ne l'avons nous emmenée !
Vivement le prochain passage
à deux, à trois... on saute ensembles ?

jeudi 15 juillet 2010

Arrêt du coeur


J'y étais, je n'y étais pas
tout à côté quasiment contre
entre le jour, la nuit
ombres dans l'ombre
en appui sur la peau
avec ou sans les mots
quelle importance le coeur ne parle pas
il bat plus ou moins fort
il s'arrête, reconnait ses limites
pas essouflé, juste en attente
Boum...Boum.......Boum..........Boum...........Boum
tu l'as senti se souder à tes reins ?
ça y est c'est le silence, il faut maintenant s'exposer
un bruit dehors !!
marcher pieds nus, il faudrait être nu
j'ai un peu peur
c'est un jeu ou deux coeurs s'emboitent
juste un coeur et un coeur
un coeur pour deux

vendredi 25 juin 2010

Chaleurs


Souffle sur moi j'ai besoin d'air
pouffe de moi couché par terre
pour la fraicheur suis à tes pieds
pour le spectacle bien mieux placé
du carrelage monte un frisson
que rien ne lie à soumission
d'une attirance céramique
ne faisons pas toute une fresque
histoire louche ? n'y aurait il
entre les lattes traces de tes traces
bien trop sensible aux phéromones
ou désir d'une autre vision ?

plus terre à terre
J'ai chaud tout simplement.

mercredi 23 juin 2010

Je suis pirate !!!


Vive la grève et les grévistes
vive la fièvre des jours de gite
porte claquée sur un juron
quand s'agitent les électrons... libres.
Enroulé d'un autre étendart
sous le ciel de mon darpeau noir
je suis pirate.
Je ne traite ni les jeunes de jeunes
ni les vieux de vieux car je suis l'un et l'autre
Je ne dirige aucune banque
mon paradis n'est pas fiscal
tout nu j'en vaut bien d'autres
j'aime et je suis aimé
demain j'irai gueuler avec amour

vendredi 18 juin 2010

Sous mon soleil


J'avoue j'ai oublié ma route
ainsi les yeux fermés s'enfuient les doutes
mon cher amour marche au soleil !
à ton ombre j'ai mon sommeil.
Je sais, de prime abord... j'ai tort
tu ne mèrite pas ton nom
je n'ai jamais vraiment porté le mien
mais je vais y penser si fort, te murmurer tous tes surnoms
ma puce, mon ange, ma fourrure soyeuse, ma fleur
mon petit tas, ma fraise, mon coulis ma sorcière, mon coeur
mon canoé sur la rivière, ma beautée ma princesse, mon corps à épiler
mon bain moussant à la bougie, ma louve et son cerbère ma confusion mon porte clefs
ma brume et ma rosée, ma pluie ma brise fraiche, ma souris apeurée mon lion terrible
ma gazelle ma sauterelle, ma belle brune mes yeux mon corps mes fesses mes seins
ce qui de toi s'est imprégné en moi, ma cendre chaude, toi mon volcan
mon empècheuse d'exister, mon bout de verre mon coquillage, mon bijoux
ma perle, un saphir un diamant, tout un collier
boucles d'oreilles bleues
gueule d'amour
ta sale gueule ma sale gueule
notre putain d'histoire.